Stéphanette fut le dernier feuilleton du journal l'Union, dont la publication s'arrêta à la mort du prince dont il servait la cause.
123 LOISIRS, Valérie d'Aubigny, janvier 2023 : lire l'article en entier
Le regard de René Bazin sur ses personnages, sur les lieux et les périodes historiques, est toujours empreint d'un grand souci de véracité, d'une part, et de respect des sensibilités et de délicatesse. Par petites touches, il dessine un tableau fascinant, fait de liens entre les personnages, sur une toile de fond extrêmement précise. Ainsi le lecteur imagine les scènes comme s'il les avait vécues et approche des caractères et des figures auxquels il s'attache naturellement. René Bazin (1853-1932), académicien strict et rigoureux, n'a pas son pareil pour évoquer les jeunes filles, leur noblesse de cœur, leur beauté, la qualité des sentiments et "ce qui fait l'âme grande". C'est aussi un maître en psychologie. Découvrez-le !
PLAISIR DE LIRE, N°199, juin 2022 : ****
Cette première nouvelle fut un succès pour celui qui se lançait alors dans l’écriture en publiant sous un pseudonyme. Bienheureux roman qui, avec le suivant, lui ouvrit les portes du monde littéraire. On y découvre toute la délicatesse des sentiments, la fraîcheur de la jeunesse à qui il dédie ces pages et la légèreté du style qui feront de René Bazin un grand auteur dont on ne se lasse pas.
- Pour qui ce livre ? Un très beau récit qui offre une fresque psychologique de grand talent. Pour toutes les bibliothèques à partir de 16 ans.
Cette nouvelle est la première que j'ai écrite. Cela me reporte à quelque douze ans en arrière, à un certain déjeuner chez un ami, où M. de Mayol de Luppé, alors directeur de L'Union, me proposa, à moi intimidé, balbutiant et heureux, de "m'ouvrir ses colonnes".
J'écrivis, - avec quel amour et quel soin, mon vieux manuscrit, vous êtes là pour le dire ! - l'histoire de Stéphanette, qui n'était pas tout inventée par moi, loin de là.
Hudoux a vécu ; j'ai vu dans mon enfance la rue de l'Aiguillerie, avec ses maisons anciennes, aux pignons pointus, aux façades décorées de croisillons de bois ; et les paysages que je peignais, je les avais sous les yeux : c'étaient nos chers noyers de la Buffeterie, plus touffus, plus gros, plus âgés que le logis lui-même, pas plus verts cependant , car du lierre, des vignes vierges, des rosiers grimpants, je n'en ai jamais vu tant qu'autour de nos fenêtres.
C'était aussi la campagne boisée, incroyablement déserte, silencieuse.
Fiche technique
- Reliure
- Broché
- Parution
- 2022
- Nombre de pages
- 159
- Hauteur
- 20.5
- Largeur
- 13.5
- Épaisseur
- 1 cm
- Poids
- 0.209 Kg
- ISBN
- 9791093228013